A Charlie

(Extraits du recueil FIRST éditions) "On ne pourrait donc pas rire de tout?"

 

"Celui qui tue un homme tue toute l'humanité"
-Extrait du coran-

 

"Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites mais je me battrais pour que vous puissiez le dire"
-Voltaire-

 

"Jamais nos minutes de silence n'auront fait autant de bruit"

 

"12 balles pour un hebdo de 4 pages c'est un peu cher"

 

"Tuer des gens au nom d'un dieu, nom de dieu que c'est con"

 

"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leur parole, lorsque les maitres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus au dessus d'eux l'autorité de rien ni personne, alors c'est là en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie..."
-Platon- 3ème siècle av JC

 

"La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui"
-Déclaration des droits de l'homme et du citoyens-

 

"Le rire est le propre de l'homme et le sale du terroriste"

 

"Eh, du con, éduquons!"

 

"Les dessins sont des mots qui rigolent"

 

"Je suis fier d'être con quand je vois ce que les gens intelligents ont fait de ce pauvre monde"

 

"Non l'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne"

 

"Les idées c'est comme les chaussettes : si on n'en change pas de temps en temps, elles puent."

Commentaires récents

Éoliennes flottantes géantes au large de Belle-Île : un projet contesté aux multiples enjeux

Photo montage fictive illustrant la disproportion et le gigantisme du projet.

Belle-Île-en-Mer, décembre 2025 – Le projet d’implantation d’un parc d’éoliennes flottantes de 300 mètres de haut, soit plus que la Tour Eiffel, au large de Belle-Île-en-Mer, suscite une opposition croissante parmi les élus locaux, les associations environnementales et les habitants. Si la transition énergétique et le développement des énergies marines renouvelables font consensus, c’est la forme et l’ampleur de ce projet qui cristallisent les critiques.

1. Un paysage marin sacrifié
Les opposants dénoncent avant tout la « défiguration du paysage marin ». Selon les associations comme les Gardiens du Large ou PIEBÎEM, ces « monstres » de 300 à 340 mètres de haut, visibles depuis Belle-Île, Quiberon, Groix et même la côte du Golfe du Morbihan, « massacreront » l’horizon et l’identité visuelle d’un littoral classé, où le tourisme et la préservation des paysages sont des piliers économiques et culturels. « On parle de 60 ‘petites’ Tours Eiffel, soit 5 fois la hauteur du Phare de Goulphar, qui viendront barrer l’horizon », s’indignent les collectifs, évoquant un « désastre patrimonial et paysager » irréversible
.

2. Une technologie immature et coûteuse
Le concept même de l’éolien flottant, bien que prometteur, est jugé « insuffisamment mature » pour un projet d’une telle envergure. Plusieurs consortiums ont déjà abandonné des projets similaires en raison de « défis techniques, commerciaux et financiers », de la hausse des coûts et du retrait de partenaires industriels. Le gouvernement, tout en reconnaissant cette immaturité, a maintenu le projet, suscitant l’incompréhension des associations : « Comment justifier un appel d’offres de 250 MW, dont le coût pour le contribuable pourrait atteindre 2 milliards d’euros, si la technologie n’est pas maîtrisée ? »
.

3. Menaces sur la biodiversité et les activités humaines
Les risques environnementaux sont au cœur des préoccupations. Les associations pointent les impacts des anodes sacrificielles (utilisées pour protéger les structures métalliques) sur les écosystèmes marins, la perturbation des chaînes alimentaires par la dispersion de substances chimiques, et les nuisances pour la faune et la flore, notamment les oiseaux marins. Une étude internationale cite pas moins de 228 substances potentiellement rejetées, dont certaines sont persistantes, bioaccumulables ou cancérogènes
.

La pêche artisanale, activité historique de la région, serait également menacée par la réduction drastique des zones de pêche et la création de zones accidentogènes pour la navigation. Les pêcheurs, déjà en première ligne face à d’autres parcs éoliens, craignent une « stérilisation » durable de leurs zones de travail, sans compensation adéquate
.

4. Un manque de concertation et une localisation imposée
Les élus locaux et les associations dénoncent un « manque de concertation réelle ». Malgré des instances de suivi organisées par la préfecture, les maires de Belle-Île, Groix et Erdeven estiment que leurs avis ne sont pas pris en compte. « Les dés étaient pipés depuis le début », affirme David Lappartient, président du conseil départemental du Morbihan, regrettant que la zone retenue soit la plus proche de Belle-Île, alors que des espaces plus éloignés avaient été envisagés
.

5. Un modèle énergétique contesté
Enfin, certains remettent en cause l’utilité même de ces éoliennes géantes, dont l’électricité intermittente nécessite un couplage permanent avec des centrales thermiques (charbon, gaz) pour assurer la stabilité du réseau. « Sans charbon et sans gaz, pas d’éolien possible », résument les opposants, qui y voient une « belle saloperie » loin d’être écologique, et un gaspillage des paysages et des côtes
.

Conclusion : un projet aux forces déséquilibrées
Face à ces arguments, les porteurs du projet, comme le consortium Pennavel, mettent en avant la nécessité de la transition énergétique et les études d’impact en cours. Mais pour les opposants, le bilan est clair : « Nous ne sommes pas contre l’éolien en mer, mais contre ce projet, ici et maintenant, à n’importe quel prix. »


Reste à savoir si, face à cette mobilisation sans précédent, l’État et les industriels sauront entendre les voix locales et repenser un projet qui, pour l’instant, divise plus qu’il ne fédère..


14/12/2025 Bernard Michelot

Laisser un commentaire