A Charlie

(Extraits du recueil FIRST éditions) "On ne pourrait donc pas rire de tout?"

 

"Celui qui tue un homme tue toute l'humanité"
-Extrait du coran-

 

"Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites mais je me battrais pour que vous puissiez le dire"
-Voltaire-

 

"Jamais nos minutes de silence n'auront fait autant de bruit"

 

"12 balles pour un hebdo de 4 pages c'est un peu cher"

 

"Tuer des gens au nom d'un dieu, nom de dieu que c'est con"

 

"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leur parole, lorsque les maitres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus au dessus d'eux l'autorité de rien ni personne, alors c'est là en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie..."
-Platon- 3ème siècle av JC

 

"La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui"
-Déclaration des droits de l'homme et du citoyens-

 

"Le rire est le propre de l'homme et le sale du terroriste"

 

"Eh, du con, éduquons!"

 

"Les dessins sont des mots qui rigolent"

 

"Je suis fier d'être con quand je vois ce que les gens intelligents ont fait de ce pauvre monde"

 

"Non l'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne"

 

"Les idées c'est comme les chaussettes : si on n'en change pas de temps en temps, elles puent."

Portugal

2017- Le Portugal en fourgon, c’est une idée que nous avions depuis longtemps mais qui n’avait jamais pu se réaliser. Il nous fallait du temps et un fourgon aménagé. Nous avons réussi cette année à conjuguer les deux. Nous avions déjà fait la Galice en Fiat Ulysse en avril en alternant en une semaine gite et couchage dans la voiture. Mais nous souhaitions renouveler l’opération sans prendre de gîte. Avec notre Cap Land, (Voir onglet sur le fourgon) nous avions l’opportunité de faire notre escapade en mars et pour trois semaines. Alors c’est parti, on vous raconte notre périple.

village perdu en Sierra de Guara


Le pont aux tortues


 
 

Ce n’est pas sans à priori que nous nous sommes décidé à partir. En effet, en ce matin de fin de février, le thermomètre indique 3° et il « crachinouille » humide. Nous appréhendions aussi les températures au Portugal qui, normalement au mois de mars, oscille entre 15 et 17°. Après un détour familial vers Collonges la rouge et une nuit humide et froide à Arreau, dans les Pyrennées c’est la jonction vers l’Espagne par le tunnel de Bielsa. Après la neige de la France, c’est le soleil qui nous attend et qui ne nous quittera pas durant tout notre séjour. Ce contraste éblouissant entre la grisaille et la netteté du ciel de la Sierra de Guara, nous conforte dans l’idée que nous sommes enfin en Vacances.

Avant d’entrer au Portugal

Dans un paysage sauvage et magnifique où se mêlent torrents et villages de pierres isolés, nous apprécions ce détour par les petites routes de montagne. Après ce circuit bucolique où la population locale est principalement des chevaux sauvages, nous retrouvons un grand axe qui nous emmène vers Huesca. Après Huesca, c’est l’autoroute gratuite vers Saragosse puis Madrid. La chaleur nous cueille dès Saragosse, avec déjà un petit 22°, et ne quittera pratiquement pas. Une petite portion à péage après Madrid et une aire avec une station service fermée, nous nous arrêtons là pour la nuit. Seul un camion profite du calme du parking et de l’autoroute peu fréquentée. Après une bonne nuit, nous repartons avec l’intention de rejoindre Séville et le sud du Portugal. Mais après le déjeuner, nous décidons de quitter l’autoroute et de franchir la frontière et de descendre par la campagne.

Notre coccinelle est au Portugal

 

Bien nous a pris, car nous avons arpenté un paysage magnifique qu’il soit espagnol ou Portugais : des champs d’oliviers, des petits villages de pierres espagnols et ceux blancs portugais, des prairies où paissent nonchalamment chevaux, ânes, vaches et des ruisseaux qu’enjambent des ponts romains et peuplés de grosses tortues. Nous aurions raté tout cela en restant sur l’autoroute.

village espagnol face à Alcoutim

 

Notre halte se fera à Alcoutim, un charmant village portugais où nous profitons de faire le plein d’eau et de vidanger sur l’aire de camping gratuite. Dès le lendemain, nous repartons impatient de découvrir les côtes de l’Algarve dont la promotion s’étale sur tous les magazines. Mais la déception est à la hauteur de notre enthousiasme sur cette côte bondée et bétonnée qui ne nous a pas fait du tout rêvée.

Albufera en Algavre côté moche

Albufera côté sympa

 

 

 

 

 

 

 

 

Ferragudo a su garder son authenticité

 

 

Après une halte forcée au camping park d’Albufera (sans commentaire) et la visite, le lendemain, de Ferragudo qui a su garder son authenticité, c’est après Lagos et vers le cap de San Vicente que le paysage est devenu conforme aux cartes postales. Nous passons la nuit au parking du Fortaleza de Sagres (Bière de renom) et nous remontons la côte magnifique jusqu’à Sinnes. Des petits villages de pêcheurs, des criques, des falaises, des vagues, des surfeurs, du vert, du bleu : là nous reconnaissons l’Algavre des magazines et elle n’a pas usurpée sa réputation. Après une nuit à Porto Covo, nous arrêtons à Santiago do Cacem pour la visite.

Des criques superbes côté mer

Le cap St Vicenté

 

Puis c’est vers Lisbonne que nous nous dirigeons avec un peu de stress car nous devons traverser la capitale pour retrouver le camping Lisboa où nous avons décidé de passer deux nuits afin de profiter d’une journée pleine pour visiter Lisbonne. La traversée s’est faite, tout compte fait, assez facilement et nous retrouvons un bout de campagne en pleine ville dans ce camping pour vans dans le parc de Monsanto. Le lieu est arboré et aéré. Les places fournies en eau et électricité sont bien délimitées et la surface vitale est plus que correcte. Vingt cinq euros la nuit, c’est un peu cher mais c’est confort et c’est Lisbonne.

 

Côté rivière

Santiago do Sacem

Lisboa camping

 

Bus 714 pour Lisbonne….

En vous racontant nos impressions sur Lisbonne, je ne viendrais pas concurrencer les nombreux guides et reportages que les professionnels peuvent vous présenter et qui sont, en général, extrêmement bien fait. Je ne raconterais pas la ville en détail, ni le destin de tel ou tel personnage ; je vais , par contre, essayé de vous transmettre les émotions et le ressenti que la capitale portugaise nous à léguer en ce jour de mars 2017.

 

Scupltures sur la plage

Place du commerce

Le vieux tram

 

C’est sous un ciel couvert, que nous empruntons le bus 714 qui nous amène, via le quartier Belem, sur la place du commerce, notre terminus en plein centre ville. Derrière nous l’embouchure du Tage et devant l’arc de la rue Augusta ouvre pour nous les portes de la ville. Mais avant de rentrer, nous faisons un petit tour vers la mer ou le fleuve, car ici on ne sait pas où s’arrête l’une et l’autre, pour admirer le pont du 25 avril et le Christo Rei qui surplombe la rive opposée. Au bord de l’eau, des scultures éphémères naissent de l’assemblage de pierres par des mains expertes. L’art commence ici sur cette plage et transpire sur toute la ville.

La place du commerce et le quartier Baixa juste derrière sont situés au point le plus bas de la ville. A droite de quartier de l’Alfama et à gauche , le quartier Bairro Alto, sont plus pittoresque et escaladent les pentes de la cuvette. L’Alfama, c ‘est un labyrinthe des minis ruelles et des escaliers ou les voitures sont absentes faute de pouvoir s’y engager. C’est le silence au coeur de la ville, des immeubles fleuris, des petites places avec des bancs et des orangers. Délimité, au nord ouest, par le chemin du vieux tram qui grimpe avec son flot de touristes vers la Sé de Lisboa. Le Miradouro de Santa Luzia, qui vous attend pour un petit café avec vue, délimite sa partie haute. L’Alfama est, à notre goût, le plus beau quartier de la ville.

L’Alfama

Les pittoresques ruelles

 

Place Don Pedro

Retour vers le quartier commerçant de la Baixa pour déjeuner à la Casa Brasileira, sur le pouce mais avec comme dessert des délicieuses Pastels de Nata que nous avions découvertes à St Vicenté.

La rue des tags

Bairro alto

Après la traversée de la place Don Petro aux jolies ondulations pavées, nous remontons vers le quartier Bairro par la pentue Calçado da Gloria. Cette ruelle réservée aux artistes tagueurs où de larges fresques sont exposées à même les murs, même le funiculaire a reçu son habit de peintures colorées. La traversée du quartier Bairro Alto, nous fait retrouver le charme du vieux Lisbonne avec ses petites ruelles et ses petites échoppes loin du vacarme des quartiers chics. Ce quartier populaire, un peu défraîchi et délaissé ne devrait pas garder son authenticité très longtemps. Soit rénové, il devient le deuxième quartier romantique de Lisbonne, soit la folie des promoteurs le propulse en quartier moderne et insipide.

Miradouro santa catarina

Le pont du 25 avril

Notre fin de promenade ne pouvait pas se terminer sans visiter le quartier Belem, un peu à l’écart vers la mer. Les miradouros sont toujours des lieux de détente et c’est un arrêt à celui de Santa Catarina pour une courte pause qui nous accueille avant la descente sous le pont du 25 avril. Après une bonne marche, nous atteignons Belem. Les quais sont en plein remaniement et s’ouvrent sur un lot considérable de musées et lieux culturels. C’est aussi un lieu de promenade, le long du Tage ou se mêlent joggeurs et pêcheurs à la ligne. L’espace, bien qu’immense est bien rempli en ce dimanche ensoleillé de Mars. Le repos dominical n’est pas pour tout le monde et les ouvriers s’activent autour des chantiers d’aménagement. Nous atteignons le superbe Mosteiro des Jeronimos, fin de notre ballade. Nous sautons dans le bus 714 qui passe juste à côté et nous nous projetons déjà sur notre prochaine venue : il y a tant de chose à voir et à ressentir…

Mosteiros des Jeronimos


Pastels de Nata


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 

Après une bonne nuit de récupération, suite à notre périple dans la capitale, nous repartons en longeant la mer en passant par Estoril et Cascais. La côte est riche à tous les points de vue, les plages équipées, les maisons bourgeoises et les casinos caractérisent ce front de mer qui accueille les riches familles travaillant sur Lisbonne ou ne voulant pas trop s’en éloigner. Une remontée à travers la montagne proche pour ne pas rater le château et les alentours de Sintra qui valent le détour malgré l’affluence des Touristes.

Le chateau de la Pena

Le palais de la Pena à Sintra est un magnifique château haut en couleur sur les hauteurs de la Serra de Sintra. Commandé par frédéric II très inspiré par les arts, le baron architecte Ludwig von Eschege construit ce palais d’été en y mêlant différentes influences décoratives ; mauresques, baroques, gothiques, renaissances. Dominant le parc boisé magnifique de la Pena, le château se dresse tel que dans les contes pour enfants avec ses couleurs vives et ses toits pointus. Le palais est resté tel quel, à l’intérieur comme à l’extérieur, depuis la proclamation de la république et est ouvert au public pour la visite. Tant que vous êtes à Sintra, profitez de visiter le château des Maures que vous pouvez rejoindre à pied du palais de la Pena et le Palais national de Sintra que vous trouverez en plein centre ville. Prévoyez la journée car rien que le parc est une merveille à arpenter. Ce patrimoine artistique et historique attire de nombreux visiteurs, évitez les jours et heures d’affluences pour visiter en toute sérénité.

 

 

 

Péniché et ses kitesurfeurs

 

La côte, après Lisbonne, a été impactée par le tourisme et les promoteurs. Si l’on trouve encore de jolis endroits, ce n’est pas la région que nous avons préférée. Nous arrivons à Péniché en fin de soirée sous un frais vent d’Est . Deux kitesurfeurs s’en donnent à coeur joie dans les vagues. Un rapide tour de la petite ville en passant par le phare et nous nous installons sur le parking d’Intermarché pour la nuit. (Au portugal, les grands magasins d’alimentation Aldi et Intermarché ont des places réservées au camping car, ce dernier propose même l’eau et un service de vidange gratuite). Le lieu était calme, pas une voiture, nous pensions passer une bonne nuit. C’était sans compter sur l’usine de poissons qui si elle ne fait pas de bruit, déverse et accueille toutes les deux heures son flot d’ouvriers ou plutôt d’ouvrières.

 

Nazaré le vieux bourg

La légendaire vague de Nazaré

 

Après une nuit en pointillée, nous rejoignons Nazaré. Le vent s’est calmé et le soleil chauffe déjà. Nous traversons les ruelles du vieux village qui domine la ville. Quelques vendeuses ambulantes et touristes ne perturbent pas la sérénité des lieux. La ballade vers le phare et la vue sur les rouleaux qui déferlent nous font revenir en mémoire les vidéos des surfeurs sur la vague énorme que produit Nazaré à certaines périodes de l’année. La mer est pourtant calme aujourd’hui mais je n’irais pas me jeter dans l’écume car cela remue tout de même pas mal.

Le GPS a pris des habitudes d’aventurier

Coimbra

 

Nous décidons de quitter la côte et de faire l’impasse sur Porto, que nous ferons à l’occasion d’un autre périple, pour nous diriger vers Coimbra sur la rive du Mondego. Notre GPS, toujours très aventurier, nous y emmène par des routes de traverses à peine goudronnées . Coimbra appuyée sur la colline est une ville pleine de charme qui nous a beaucoup plu. Ville universitaire, elle a su conserver ses bâtiments et ruelles d’autrefois. A la différence de la plupart des villes, les universités sont au cœur de la ville et forment avec leurs édifices classés un ensemble harmonieux et extrêmement agréable. La liberté d’aller et venir dans ces lieux contrastent avec les mesures de protection en vigueur chez nous. Cela donne une ville rayonnante et vivante où il doit faire bon vivre.

Castello de Pava et sa fameuse place

Après une nuit, au bord du Montego, nous jetons un dernier coup d’œil à Coimbra avant de remonter la vallée du Douro. C’est dans un paysage de montagne que nous nous engageons en direction de la basse vallée. A Castello de Pava, en contrebas du village, nous nous installons pour la nuit sur une immense place grande comme deux terrains de football. Nous trouvons cela étonnant pour un si petit village d’autant que seule une petite dizaine de véhicule y est garée. Nous apprendrons qu’une très grande foire s’y déroule une fois par mois. Mais le plus étonnant c’est qu’à partir de la nuit tombée, des jeunes, des moins jeunes, des familles, des sportifs viennent tourner autour de la place. Chacun y va à son rythme, des mamans avec leurs landaus, des mamies qui papotent, des enfants qui suivent à vélo jusqu’aux plus sportifs qui s’essaient au fractionné(* Technique d’entraînement progressive alternant accélérations et périodes de récupération) Tout le monde profite de cet endroit à peu près plat et éclairé pour se détendre et faire son activité physique quotidienne conviviale. Vers 22h00, les rangs sont plus clairsemés et chacun quitte petit à petit la place pour se donner rendez vous le lendemain soir.

Sculptures de montagne

Bivouac à Torre

10h00 : Dégustation de Porto

Mais nous ne serons pas là, notre route nous mène, le lendemain, vers Souselo d’où nous suivons le Douro par la N222. La rivière est parsemée de barrages et donne au Douro un aspect de grand fleuve. Mais le paysage n’est pas encore au vignoble réputé. Ce n’est qu’après Peso de Regua et la haute vallée que les vignes en espalier envahissent le décor dans un paysage façonné et dédié presque exclusivement au porto. Après avoir garé le fourgon pour la halte du soir, c’est la visite du village de Torre de Moncorvo qui clôture la journée. Une fois n’est pas coutume, on démarre la journée du lendemain par une dégustation de porto à la coopérative vinicole de Torre. Dommage de devoir gaspiller de si bons millésimes mais le précieux liquide sera recraché car ce n’est pas recommandé pour prendre la route.

Miranda do Douro

Les gorges du Douro

Bragança

Musée des masques

  

Le paysage change et est plus désertique en nous dirigeant vers Miranda do Douro. Le village qui domine le Douro est austère et n’a pas le charme des villages de la basse vallée même s’il a gardé ses vieilles maisons mais sa trop grande église en est pour beaucoup, écrasant les ruelles de son ombre gigantesque. Nos dernières haltes nocturnes se ferons en Bragança au pied du château. Cette charmante petite ville près de la frontière a su garder son charme et sait accueillir ses visiteurs. Des parcours fléchés vous la font découvrir sur toutes les coutures et ses aménagements en font une ville sympathique. Nous en profiterons pour visiter le musée des masques et rencontrer des personnalités comme José Ferreira qui a créé dans son jardin, en miniature, les plus grands monuments européens.(Près de la passerelle sur la rivière)

Au pied du château de Bragança

Onor

Nous quitterons le Portugal à regret en traversant le parc natural de Montesinho et sans avoir oublier de visiter Onor, un petit village, moitié portugais, moitié espagnol tout de pierres vêtu . Nous rejoindrons l’Espagne par Puebla de Sanabria, la ville des loups. Puis c’est la grande traversée par les autoroutes espagnoles jusqu’au pays Basque où nous retrouvons la grisaille que nous avions quittée quinze plus tôt.

Notre premier repérage au Portugal nous a permis de nous faire une idée du pays et nous avons déjà en tête les régions que nous souhaiterions approfondir. Ce sera pour un prochain voyage et on ne manquera pas de vous en faire profiter.

 
 

 
 

 
 
 
 

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1 commentaire pour Portugal

  • Marie

    Merci de nous avoir fait découvrir ces paysages somptueux et…. les pastéis!! Mmmm un régal. Petites pensées pour les portugais en deuil après les incendies.

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